Comment faire mémoire en design à l’ENSCI–Les Ateliers ?

Accessoires : Objets de l’assaisonnement vestimentaire

Mémoire de Hélèna Prufer, sous la direction de Cloé Pitiot. 2017.

Pour mon mémoire je me suis intéressée aux objets que l’on porte sur nous et que l’on appelle plus communément des accessoires de mode. Cet ensemble d’objet constitue notre palette expressive quotidienne, que l’on use, dont on abuse et récuse continuellement. Ils ont cette particularité d’être inutile à notre survie.

Accessoire.

L’objet a une fonction première qui avec le temps et les usages, devient secondaire. Ce retournement laisse la place à l’incongru et illustre parfaitement l’indispensable présence de choses futiles dans notre environnement. Dans un premier temps, j’ai voulu explorer l’étendue des objets qui constituent l’ensemble des accessoires de mode et j’ai cherché à en reconnaitre les limites. Je me suis aperçue qu’il y a des objets qui tiennent plus de l’habit et d’autres qui tiennent plus des accessoires. Par exemple, un gant est-t-il plus relatif au vêtement ou à l’accessoire ?
C’est pourquoi j’en suis arrivée à la notion d’objet du corps qui permet de de poser une limite, et de marquer une frontière entre ces deux catégories. Pierre Hardy, qui a présidé cette année le jury du prix des accessoires de mode Swarovski du festival d’Hyères, décrit les accessoires de mode comme « des objets ». Une appellation qu’il trouve moins réductrice que accessoire, car pour lui, ce sont des objets « qui ont une vie en dehors du temps où ils sont portés». Cette déclaration fais alors écho au positionnement que j’ai pris pour parler des accessoires de mode que j’appelle dorénavant « objets du corps ». Pour établir cette notion, je propose d’énumérer un ensemble de caractéristiques présumées de ce qu’ils sont;
– ils sont accessoires, leur présence n’est pas indispensable à notre survie.
– puis ce sont des objets que l’on déplace. On porte le vêtement et on transporte l’objet du corps par exemple.
J’ai a ce moment là décidé de donner à ce mémoire la forme d’un outil de travail. Il s’est agit d’assembler sous la forme d’articles, des textes qui décrivent l’histoire, l’invention et les innovations techniques d’un objet, comme si je démarrais un projet de design et de conception de tel ou tel accessoire. J’ai ensuite complété cette base de réflexion par des annotations qui sont plus de l’ordre du sensible, tant des qualités matérielles des objets que leurs sonorités écrites, par exemple. C’est ici que le travail de Francis Ponge m’a beaucoup inspirée.

accessoire
anthropomorphisme
mode
ornement
superflu
vêtement